LE JOURNAL
20130226
20120405 EXPOSITION REGARDS SUR LA VILLE /1
20120405 EXPOSITION
J'ai le plaisir de vous inviter à l'exposition "Regards sur la ville" à laquelle je participerai, du 6 avril au 30 juin 2012 à la Galerie Verney-Carron.
I'm pleased to welcome you to the exhibition "Regards sur la ville" where I will present some works, at the Verney-Carron Gallery from April 6th until June 30th 2012.

20120314
Pour réécouter l'émission sur la Radio Le Mouv' 
A partir de 36'35" et 59'30"
20120314
Dans le cadre de ma participation à la Revue Bordel de Stéphane Million et plus généralement sur le thème du Japon, je serai sur le plateau de la Radio Le mouv' à l'émission la Morinade en direct de la Maison de la Radio mercredi 14/3 de 19h à 19h30.
201201
201112
A collaboration report at the atelier Vaan Punk, by Julien Derbey
201108
"Ghost Architecture", on going project in Tokyo

Tokyo, Japan
201107
"Le bonheur" (happiness), project in Picardie, France
20110713
Se faire la belle,
Dans les sous-cultures,
Provoquer
Derrière un masque
Hors des frontières et en paix,
Sans laisser de trace
Dans un autre monde
Rêver
20110525

Herstal, Belgium

Jackerath, Germany
20110413
Hier l'échelle de radioactivité est passée de 5 à 7. Yuka me raconte que ses parents à Tokyo, comme la plupart des plus de 50-60 ans achètent volontairement des légumes en provenance de Tohoku, où se trouve Fukushima. Qu'ils sont faiblement radioactifs et peu dangereux pour la santé. De toutes façon à leur âge ils ne feront plus d'enfants. Elle me dit si le Japon boycotte cette région déjà affaiblie, l'agriculture va mourir. Il faut donc la soutenir. Elle me parle en quelque sorte d'un sentiment où l'individu, en silence soutient avec dignité les générations à venir.
Bien qu'admiratif, j'ai longtemps critiqué le tout-capitalisme japonais et la pression de groupe qui écrase l'individu, le moi. En voyant cette image, je reste muet devant tant de civilisation. Devant l'unité du Peuple. J'essaie d'imaginer la même chose, mais ailleurs.

Bielefeld, Germany
20091109
Moi mon ennui j'irai le brûler au soleil, il deviendra un énorme ballon d'air chaud qui se transformera en énorme nuage et quand ce nuage crèvera une pluie lourde se mettra à tomber sans s'arrêter jusqu'à ce que tes poumons en pourrissent d'humidité, les trottoirs mouillés finiront par se fendre, les flaques s'élargiront en petites rivières coulant entre les buildings, le niveau de l'eau montera tous les jours jusqu'à ce que l'humidité empêche tout le monde de respirer et que les palétuviers poussent entre les fentes du béton, et la ville les rues les arbres s'écrouleront, pourriront dans l'eau et deviendront des nids d'insectes venimeux comme tu n'en as jamais vu, les insectes pondront des oeufs d'où des larves sortiront en rampant et c'est alors que tes cauchemars d'alcoolique et d'overdose de sperme commenceront à se réaliser, les insectes viendront se nourrir de tes chairs pourries, ta chambre de malade deviendra un repaire de vers et d'araignées mais ce que j'attends le plus viendra seulement après tout ça, quand la pluie sera calmée : un soleil dix fois plus gros qu'avant se lève, et moi je vis avec Gulliver en haut d'une de ces tours restées debout et je regarde en bas et je vois des forêts tropicales et des fleurs de jungle et des gens brûlés par les fièvres, voilà ce que j'attends, voilà ce que je désire.
Murakami Ryu, Coin locker babies
20090210
Une énorme branche sans doute arrachée par le typhon est emportée sous ma fenêtre par la rivière. Le courant est fort. Quelques instants et elle est déjà loin comme on emporte la mort. La nature reprend ses droits.
Les querelles humaines, atomiques, la troisième guerre mondiale qu'aucun moulin à parole n'osait prédire sont bien peu de choses à côté.
Il reste la nature. Et tout le monde oublie qu'elle est démesurément la plus puissante.
Le téléphone portable est coupé. Les hommes ne sortiront plus.
L'agriculture est terminée. La lutte pour la survie remplace l'insignifiante lutte des classes. Les actes désormais remplacent les paroles, vestiges des temps calmes.
Les enfants n'apprennent plus à parler. Le sexe se fait rare. Le chauffage aussi. Les naissances encore plus. Il reste aux hommes la pluie. Ce n'est sans doute pas la fin du monde, mais bien la fin de ce que certains ont appelé le règne humain.
Il est si étrange de regarder couler l'eau dans son lit. Se dire qu'elle continuera longtemps ainsi avec ou sans les hommes.

Tsuchiura, Japan


